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L’OM System PEN retrouve un viseur et vise la photo de rue

Premier PEN signé OM System, ce boîtier Micro 4/3 de 344 g ajoute une protection IPX1 et un écran sur rotule, mais renonce au flash escamotable de l’E-P7.

Nour El Amrani Par Nour El Amrani
5 min de lecture
L’OM System PEN retrouve un viseur et vise la photo de rue
Photo d’illustration. Un photographe règle son appareil monté sur trépied dans une rue bordée d’étals, en noir et blanc.

OM System relance sa lignée PEN avec un hybride Micro 4/3 à viseur intégré, vendu 999 € nu, que Phototrend a testé dans un compte rendu publié en octobre 2026.

En bref

  • En 1959, Yoshihisa Maitani dessine pour Olympus un compact argentique demi-format baptisé PEN.
  • Le viseur OLED de 2,36 Mpts provient de l’OM-3, mais il est déporté sur la gauche du boîtier.
  • Le PEN doit attirer une clientèle au-delà des amateurs d’animalier, auxquels s’adressent surtout l’OM-1 et l’OM-5, et compléter l’offre de l’OM-3.

Dix ans après le PEN-F, une lignée qui renaît

Le nom a une longue histoire. En 1959, Yoshihisa Maitani dessine pour Olympus un compact argentique demi-format baptisé PEN. Quatre ans plus tard arrive le PEN F, un reflex lui aussi demi-format, puis la bascule numérique se fait en 2009 avec l’E-P1, premier PEN hybride Micro 4/3.

Deux modèles récents encadrent le nouveau venu. Le PEN-F de 2016, capteur de 20 Mpx, restait le seul PEN numérique doté d’un viseur électronique, pour 1199 € nu. Le PEN E-P7, premier produit d’OM Digital Solutions mais encore estampillé Olympus, avait supprimé cette visée pour descendre à 799 € nu. Chez OM Digital Solutions, où il forme les équipes et suit la gamme, Thierry Bourque avait résumé ce choix d’une formule : l’absence de viseur « pose problème en Europe ».

Le nouveau boîtier, simplement appelé OM System PEN, est le premier de la gamme vendu sous cette marque. Il s’appuie sur l’électronique de l’OM-5 Mark II. Il inaugure aussi une nouvelle période pour l’entreprise : en avril 2026, le PDG Shigemi Sugimoto et son équipe de direction ont racheté la totalité des parts détenues par le fonds Japan Industrial Partners.

Selon le test publié par Phototrend, l’appareil a d’abord été pris en main à Berlin, avant son annonce, puis utilisé plusieurs semaines à Paris avec quatre optiques : le 14-42 mm f/3,5-5,6 III, les 17 mm et 25 mm f/1,8 II, et le 40-150 mm f/4 PRO.

Un boîtier léger, protégé contre la pluie fine

344 gpoids du boîtier nu
999 €prix sans objectif
IPX1protection poussière et éclaboussures

Avec 125,8 x 74,5 x 43,3 mm, le PEN doit sa légèreté à un capot et une base en plastique, la structure interne restant en alliage de magnésium. Il existe en noir et en argent. Pesé avec batterie et carte, il se place entre ses deux aînés directs :

Deux passants en silhouette marchent le long d’un mur clair, scène de rue en noir et blanc
Ombres franches et passants en silhouette : la photo de rue que vise ce PEN, ici sans appareil dans le cadre. Source : Pexels. Photographe : Alfredo Guri. Licence Pexels.
Boîtier Poids avec batterie
PEN E-P7 337 g
OM System PEN 393 g
OM-5 Mark II 418 g
PEN-F 427 g

L’étanchéité reste modeste. La norme IPX1 couvre des gouttes tombant à la verticale, quand l’OM-3 et l’OM-5 Mark II affichent un indice IP53. Elle suppose un objectif lui-même protégé et cesse de jouer pendant la charge ou dès qu’un câble HDMI est branché. Le constructeur annonce un fonctionnement jusqu’à -10 °C.

Dans la rue, une visée décentrée et des commandes héritées

Le viseur OLED de 2,36 Mpts provient de l’OM-3, mais il est déporté sur la gauche du boîtier. Son dégagement oculaire atteint 20,5 mm, pour un grossissement compris entre 1,10x et 1,23x.

Au dos, l’écran tactile de 3 pouces et 1,04 Mpts vient de l’OM-5 Mark II. Monté sur rotule, il remplace l’écran basculant de l’E-P7 et facilite les cadrages près du sol, à bout de bras ou en vidéo verticale. Aucun joystick en revanche : on déplace le collimateur avec le pavé directionnel ou du doigt sur l’écran, y compris l’œil collé au viseur grâce au pavé tactile AF. L’OM-3, qui coûte deux fois plus, s’en passe aussi.

Sur le capot, une roue PASM propose les positions Bulb, C1, C2, Art, SCN et Auto ; les deux modes personnalisés acceptent désormais un nom de 12 caractères. L’interrupteur de mise en marche sert aussi à choisir entre photo, vidéo et S&Q. En façade, un commutateur unique ouvre les profils Color et Mono, une solution moins directe que les positions séparées de l’OM-3. Les menus sont ceux de l’OM-1, et l’appareil s’allume vite pourvu que le zoom rétractable soit déployé.

L’équilibre dépend de l’optique. Avec les 17 mm et 25 mm f/1,8 II, le boîtier se tient bien ; un zoom plus lourd, qu’il s’agisse du 40-150 mm f/2,8 PRO ou du 100-400 mm, déplace le centre de gravité vers l’avant : on tient alors l’objectif plus que le boîtier. Pour mesurer ce que change un appareil photo hybride compact, ce rapport entre boîtier et optique compte autant que le poids affiché.

Ce que le PEN abandonne, et pour qui il est pensé

Quelques renoncements accompagnent cette nouvelle génération :

  • un lecteur SD enfin placé sur le flanc, hors de la trappe batterie, mais cantonné à l’UHS-I ;
  • la disparition du filetage pour déclencheur souple qu’offrait le PEN-F ;
  • la fin du flash escamotable de l’E-P7, remplacé par une simple griffe porte-accessoire.

Lors de la présentation berlinoise, la marque a désigné la cible : la photographie de rue et de voyage. Le PEN doit attirer une clientèle au-delà des amateurs d’animalier, auxquels s’adressent surtout l’OM-1 et l’OM-5, et compléter l’offre de l’OM-3.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Amar Preciado. Licence Pexels.

Nour El Amrani

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Nour El Amrani

Nour El Amrani a travaillé comme iconographe pour une maison d'édition scolaire, à chercher la bonne image et à négocier ses droits. Elle suit l'actualité de la photographie, des logiciels et des usages de l'image, droit d'auteur compris. Elle photographie les façades de Marseille à la tombée du jour avec un vieux compact.